Ingénierie financière : la bstp-cmr salue la synergie entre sa tutelle et la beac
Celle-ci a été matérialisé par à la suite de l’audience accordée par le Ministre Achille Bassilekin III à M. Ayissi Nkoa, Directeur National de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC). Au centre des échanges : la mise en place de mécanismes financiers inclusifs et le repositionnement de la Banque Camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises (BCPME).
Cette concertation de haut niveau, à laquelle prenaient part des experts du Comité National Économique et Financier (CNEF), marque une volonté commune de lever les barrières structurelles à l'accès au crédit. La rencontre s’inscrit dans une réflexion globale menée par la BEAC nationale et le Conseil National du Crédit pour adapter l’offre financière aux réalités des TPE, PME et artisans. L'un des leviers majeurs identifiés reste le renforcement opérationnel de la BCPME, afin qu’elle joue pleinement son rôle de bras séculier de l’État dans l'accompagnement financier du secteur privé.
Pour les autorités monétaires et gouvernementales, l’enjeu est de bâtir un écosystème où le financement n'est plus un obstacle, mais un accélérateur de croissance. La présence de M. Faha Felix et de M. Bekono Mbassa Parfait du CNEF souligne la dimension technique et juridique de cette réforme, visant à sécuriser et à fluidifier les flux de capitaux vers les secteurs productifs.
Un levier pour la solvabilité des sous-traitants locaux
Pour la BSTP-CMR, cette synergie entre le régulateur monétaire et le ministère de tutelle des PME est un signal fort pour la pérennité des entreprises sous-traitantes. L'accès à des lignes de crédit adaptées est fondamental pour permettre aux PME de supporter les délais de paiement et d'investir dans l'outil de production.
« Le repositionnement stratégique de la BCPME et l'implication de la BEAC ouvrent la voie à une meilleure notation de nos PME auprès des banques commerciales. En facilitant le refinancement et en innovant dans les garanties, nous renforçons la crédibilité des sous-traitants camerounais face aux donneurs d'ordres », nous explique-t-on en interne à la BSTP. Cette démarche participe à la réduction de l'asymétrie financière qui freine souvent la participation des nationaux aux grands marchés.
L’harmonisation des politiques de crédit avec les besoins réels du terrain est une condition sine qua non pour réussir la transformation structurelle de notre économie. Pour les membres de la Bourse, cette concertation augure d'une ère nouvelle où l'inclusion financière devient le moteur de l'excellence opérationnelle et du "LocalContent" de seconde génération.


