Awudu industry sarl, déjà 20 ans au service du génie electrique
LaPME crée alors que son promoteur n’avait à peine que la trentaine compteaujourd’hui parmi les plus importantes de son secteur d’activité. Son promoteurreste confiant en l’avenir en dépit des difficultés conjoncturelles.
Ily’a 20 ans, alors qu’il avait à peine dépassé la trentaine, Jean Roger Awuducrée un Etablissement dénommé Awudu Industry. La jeune entreprise s’inscritimmédiatement parmi les fournisseurs de l’Etat du Cameroun auprès de qui ellegagne quelques marchés. «Le premiertravail que je réalise, c’était avec l’Université de Yaounde 2 à Soa,précisément à la Faculté des Technologies. Une fois le marché réalisé, jepasserai plus d’un an avant d’être payé», se souvient Jean Roger Awudu.
Lejeune chef d’entreprise, soutient alors avoir été tenté par l’abandon, mais vatrès vite effacer cette idée de sa tête. Il va s’armer de plus de courage, de détermination pour réussir et varevoir son organisation. Il va alors solliciter et obtenir de ce premier clientd’être à l’avenir Fournisseur et Prestataire afin d’élargir le champd’intervention de son entreprise. «Aujourd’hui,je suis satisfait au niveau de la préférence», se flatte Jean Roger Awudu.
Sixans plus tard, précisément en 2006, les Ets Awudu Industry intègre le club trèssélect des PME/PMI sous-traitantes de AES Sonel, devenue aujourd’hui ENEO. Afinde compter parmi les prestataires importants de cette mastodonte du secteurélectrique, et mu par de grandes ambitions, l’entreprise mute en Société àResponsabilité Limitée (Sarl) dès2009, spécialisée dans le secteur du Génie électrique.
Son expertise dans les installations desunités de transport de l’électricité autrefois au service d’ENEO bénéficieaujourd’hui à la SONATREL qui a repris ce pan du service de l’électricité. «Avec Sonatrel, je fais dans le cantonnageau niveau des lignes de transport. C’est un poste de transport où il faut faire des entretiens »,explique le PDG de Awudu Industry Sarl.
Champd’intervention varié
AwuduIndustry Sarl a diversifié son offre pour être plus compétitif sur le marché.Avec ENEO, la PME fait des prestations qui s’inscrivent dans le commercial,notamment en œuvrant dans la chaîne de relève et de distribution des facturesaux consommateurs du courant électrique. Le domaine technique n’est pas enreste. Ici l’entreprise est régulièrement sollicitée pour des installationsélectriques dans plusieurs villes et villages du Cameroun. «Il peut s’agir des constructions des lignes neuves, la réfection deslignes déjà dépassées d’existence, de 15 000, 30 000, 90 000 oude 225000 volts de puissance comme c’est le cas avec Sonatrel, des entretiensde postes et le cantonnage», précise son Directeur.
LaPME a aussi dans son portefeuille la responsabilité des coupures-remises decourant chez les clients délicats qui ne payent pas leurs factures à temps.Awudu Industry Sarl livre aussi du matériel électrique et fais aussi dans lesentretiens au niveau des barrages pour fourniture de certaines pièces et desgroupes électrogènes. La plomberie et la peinture compte désormais parmi lesactivités de la PME.
Enreconnaissance des services rendus à la profession, Jean Roger Awudu a été élu Vice-PrésidentNational de l’Association des Entreprises d’Eau et d’Electricité du Cameroun(ASEELEC) par ses pairs.
A la hauteur duchallenge
Les20 ans d’existence de Awudu Industry Sarl ont été marqué par des réalisationsde taille. Les lignes de transport du Nyong, de Messasi, d’Emana, de Soa, deNgoulemankong et de plusieurs quartiers de la ville de Yaounde portent sonestampille. La zone de lotissement de la mairie de Ngoumou ou encore la mairiede Bikock ont été électrifié par Awudu Industry Sarl. L’entreprise revendiqueaujourd’hui un chiffre d’affaire annuel d’environ 300 millions.
LaPME éprouve néanmoins des difficultés à se faire accompagner par les banquescommerciales comme c’est le cas pour toutes les PME/PMI. Même avec la Banque des Pme/Pmi qui selon lui,constitue la solution proposée par l’Etat, des difficultés demeurent. «Noscontrats nous obligent à avoir des travailleurs permanents alors que noussommes payés 6 mois, voire un an après avoir livré les chantiers. Cela nouscrée des tensions de trésorerie en permanence, des arriérés de salaire et lenon-paiement à temps de nos obligations vis à vis de fisc et de la CNPS», dénonceJean Roger Awudu.
Ilpointe également un doigt accusateur sur Eneo, son principal client qui luiimpose non simplement un agrément, mais le respect de plusieurs autresconditions (Bilan de santé et formation du personnel, inspection de grue,obligation de de disposer du matériel adéquat) qui nécessite des investissementscolossaux se chiffrant à plusieurs millions de Fcfa. «Malheureusement, cela ne vous garantit pas des contrats en permanenceet en continu. Les contrats sont parfois teintés de copinage et de favoritisme», déplore leDirecteur de Awudu Industry Sarl.
Membre et partenaire dela BSTP
AwuduIndustry Sarl n’a pas encore directement gagné un marché grâce à l’entregent dela BSTP, mais pense avoir abondamment profité de l’appui de l’institution. SonDirecteur soutient avoir déjà bénéficié de nombreuses formations, des voyagesd’affaire à l’étranger qui charrient de bonnes perspectives.
JeanRoger Awudu a travaillé aux côtés de la BSTP pour l’éclosion d’une sur la sous-traitanceau Cameroun et cela constitue pour le moment, sa principale attente del’institution. «Les expatriés raflentl’essentiel des marchés chez nous et rapatrient les gains. Il faut qu’unpourcentage raisonnable revienne aux nationaux. Il faut que le gouvernementessaye de contrôler tout cela. Il doit également revoir la politique depaiement des prestations des sous-traitants. La plupart des sous-traitantsferment à cause des délais de non-paiement non respectés», crie Jean RogerAwudu.
Ilconseille aux jeunes d’embrasser le chemin de l’entreprenariat et de persévérerdans l’effort. «Il faut avoir le cœur etla foi et persévérer dans le travail.Les papiers administratifs ne suffisent pas, tu peux avoir tous les papiers àjour et ne jamais gagné le moindre contrat, tout comme tu peux réussir àobtenir un contrat et ne peux avoir les ressources financières pour leréaliser ».
Charles Ngah Nforgang


