Dialogue public-privé à yaoundé : un nouvel horizon pour le commerce des services en afrique centrale
Le 23 mars 2026, Yaoundé a abrité une rencontre stratégique dédiée au commerce des services dans le cadre de la ZLECAf. Présidé par le Ministre des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille BASSILEKIN III, ce dialogue a posé les jalons d'une intégration économique plus inclusive, portée par les femmes et les jeunes.
Alors que la 14e Conférence Ministérielle de l’OMC bat actuellement son plein, le Cameroun a réaffirmé, en début de semaine, son leadership régional en réunissant acteurs publics et privés. L'enjeu : transformer le potentiel du commerce des services — transport, tourisme, TIC — en leviers de croissance concrets pour les PME.
Lever les barrières à l'exportation des services
Pour les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes, le marché africain de 1,4 milliard de consommateurs reste souvent difficile d'accès. Le dialogue a permis d'identifier et de proposer des solutions aux trois freins majeurs :
- Le financement : Mise en place de mécanismes de garantie adaptés.
- L'accès à l'information : Meilleure connaissance des règles d'origine et des normes de services.
- La connectivité : Renforcement des infrastructures numériques (TIC).
La sous-traitance de services au cœur de la ZLECAf
Pour la BSTP-CMR, la promotion du commerce des services est indissociable du développement industriel. « La ZLECAf ne concerne pas que les marchandises. La sous-traitance de services (maintenance industrielle, logistique, ingénierie logicielle) est un moteur de compétitivité. Ce dialogue public-privé montre que le Cameroun est prêt à accompagner ses PME, notamment celles portées par les jeunes et les femmes, pour qu'elles deviennent des prestataires de référence dans toute l'Afrique Centrale. Le soutien de partenaires comme l’ITC, l’Union européenne et la Banque mondiale vient crédibiliser cette ambition », explique le Responsable des Partenariats à la BSTP-CMR.
Vers une croissance inclusive
Grâce à l’appui technique de la CEEAC (ECCAS) et des partenaires au développement, des feuilles de route sont en cours d'élaboration pour faciliter l'accès aux marchés transfrontaliers. Ce dialogue marque une étape cruciale pour construire un commerce plus résilient, où la valeur ajoutée reste sur le continent.


