Emt, la pme qui a choisi de s’inscrire sur la durée.
Crée il y’a trente ans, EMT gagneprogressivement son pari d’offrir de plus en plus d’emplois aux jeunes àtravers la diversification de ses activités.
Dans la ville d’Edéa où elle est installée depuis sacréation en 1990, Entreprise multitechnique (EMT) déborde de notoriété. Sansavoir la taille d’Alucam Socatral, le fleuron industriel de cette ville, EMT esttout aussi connu ici que cette dernière. A l’origine dénommée Edéa Multitechnique,la PME membre de la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariat est passé d’un Etablissement à une Sarl en2000 avec la dénomination« Entreprise Multitechnique » et a gardé le même sigle. Sonportefeuille (clients, chiffre d’affaires…) a pris du volume.
Son promoteur avait pour ambition à sa création, d’aiderles jeunes de la grande Sanaga maritimeà combattre l’oisiveté. Technicien de froid et ancien chef d’atelier, il entendaitalors impulser une dynamique nouvelle à la vie en entreprise par son concept de« voir les choses autrement ». Son projet est matérialisé avec EMT qu’ilfait enregistrer au registre de commerce en 1990 avec pour spécialisation laphotographie, le froid, la climatisation et les prestations de services. Deuxans seulement après sa création, les tumultes des luttes politiques pour leretour à la démocratie pousseront EMT à fermer les portes en 1992 pour rouvrirdeux ans plus tard en 1994.
Des difficultés identiques à cellesde toutes les PME/PMI
Le passage d’EMT à un échelon supérieur s’est aussiaccompagné de la diversité de ses offres de services. La PME preste désormais également dans le bâtiment et les travauxpublics, les travaux agricoles, le nettoyage industriel, l’assainissement, l’adductiond’eau et aussi les travaux de maintenance dans le génie mécanique et le génieélectrique. Entreprise Multitechnique a ainsi réalisé de gros entretiens de1998 à 2004 à Socatral, construit des salles de classe, l’abattoir municipald’Edéa entre autres. Le nettoyage industriel dans l’usine Alucam, des travauxagricoles à l’entreprise Safacam ou encore l’extension d’un réseau d’eaupotable à la PHP à Njombe sont à mettre à son actif.
EMT peine comme toutes les PME/PMI à recouvrer sescréances auprès de l’Etat pour lequel, il est souvent prestataire. Parailleurs, les délais de paiement, quel quesoit le client dépassent régulièrement les 90 jours. « Ce qui rend difficile voir faible l’investissement ou leréinvestissement ; la mobilisation des liquidités pour nos besoins de fonctionnement », regretteSuzanne Nadege Kwedi, directrice de EMT. Elle fait par ailleurs remarquerque la pandémie du covid-19 a freiné la lancée de l’entreprise et mêmecontraint à supprimer 10 à 20% de ses certains chantiers.
Un bon partenaire nommé BSTP
EMT a bénéficié de l’outil de l’évaluation comparative(benchmarking) de la BSTP et s’en réjouit. « Ellenous a permis d’avoir une visibilité sur notre performance générale par rapportà la concurrence sur le plan national et mondial, des points forts àconsolider, des points à améliorer et des recommandations pertinentes qui aprèsleur mise en œuvre pour la plupart en interne font une différence considérabledans nos pratiques », se félicite Suzanne Nadege Kwedi. LaPME est également membre de la Société de Cautionnement Mutuel des Entreprisesde Sous-traitance (SCM-Est Coop CA) créée avec le concours de la BSTP. Elle aen outre bénéficié de plusieurs formations à l’instar de celle sur lesmécanismes de cotraitance et de cautionnement mutuel. « Notre plus grand souhait est d’explorer et de maximiserdavantage le recours à la BSTP pour accéder concrètement aux prestationsindustrielles nouvelles dans les domaines stratégiques de l’entreprisenotamment le nettoyage industriel, BTP pourquoi pas envisagers’internationaliser dans la sous-région Afrique centrale », projettela Directrice de EMT.
CharlesNgah Nforgang
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